Interview : Anne-Sophie Lapix
INTERVIEW TIRE DU 20 MINUTES

Anne-Sophie Lapix, présentatrice du premier J.T d'M6 Horaire excepté, quelle est la différence entre le « 12.50 » sur M6 et les JT de la mi-journée de TF1 et de France 2 ?
Nous ne lançons pas ce journal pour rivaliser avec TF1 ou France 2. Encore moins pour les copier. Nous allons le faire à notre manière. Il sera plus court, quinze minutes, plus rapide et plus vif. Avec un ton objectif et professionnel. Les deux derniers sujets marqueront notre différence. Ils valoriseront des tranches de vie quotidienne : ce seront les choix de la rédaction en direction de notre public, jeune et féminin.
En somme, il s’agit d’un « Six minutes » rallongé et assorti d’une présentatrice ?
Pas du tout, ce sera un vrai journal, avec des traitements variés. Du reportage et des invités. Ceux-ci ne seront pas des experts à distance, mais des acteurs impliqués dans l’actualité. Aujourd’hui, le « Six minutes » rassemble 1,5 million de téléspectateurs, j’espère ne pas faire moins. Et, à vrai dire, je suis convaincue que nous pouvons aller plus haut.
Vous évoluerez devant le décor virtuel d’un studio cédé par Fun TV... Petits moyens ?
Non. Derrière moi, les images du jour défileront en permanence. Certaines feront l’objet de sujets commentés en off. Cette forme nouvelle va révolutionner, je l’espère, les JT.
Où en est le projet d’un 19 h 50 ?
Pour le moment, nous nous concentrons sur le lancement du « 12.50 ». J’espère seulement qu’il donnera l’envie à la chaîne d’aller encore plus loin sur le front de l’information. Et, même s’il est dans la culture de M6, nous allons peut-être démoder le « Six minutes ».
Vous présentez également « Zone Interdite », avez-vous toujours envie d’y insuffler du direct ?
Oui. Depuis mon arrivée en septembre, le sel du direct me manque. Nous avons déjà enregistré un « Zone interdite » consacré à l’alcool dans les conditions du direct, c’est-à-dire sans montage a posteriori, et la chaîne a apprécié. Bilan, nous allons en faire d’autres, en direct total cette fois.
Vous avez récemment admis avoir fait des « ménages », allez-vous continuer ?
J’ai, en effet, animé des colloques en échange de rémunérations et je l’ai reconnu dans un souci d’honnêteté. Je n’en fais plus. Je n’ai plus ni le temps, ni le besoin d’y recourir.
Recueilli par David Medioni